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Visite de la maison

De pièce en pièce, une maison de famille

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Historique de la conservation


En 1967, à la mort d'Anne-Marie de Lattre de Tassigny, soeur aînée de Jean, épouse de Jean de Marcé, ses héritiers envisagent de mettre en vente la maison de leurs grands-parents, maison natale de Jean de Lattre de Tassigny.
La maréchale de Lattre demande de l’aide à André Malraux.


Après la mort de mon beau-père, ma bellesoeur, la comtesse de Marcé, était devenue propriétaire de la maison de famille […] pendant deux ans au moins, la maison fut gardée par Zilda Giraud, si dévouée à mon beau-père. Tombée sérieusement malade, celle-ci ne fut pas remplacée et la maison fut fermée jusqu’à la mort de ma belle-soeur, survenue en mai 1968. Trois mois après cet événement, ses enfants résolurent d’un commun accord de vendre la maison et me voici, une nouvelle fois, demandant audience à André Malraux.
Le rendez-vous, un peu difficile à obtenir, m’avait été donné le jour même […]
Il n’y a pas de question, l’État achètera la maison natale du maréchal de Lattre. La Chambre vient de fixer mon budget, aucun crédit n’a été prévu pour cet achat […] mais si c’est nécessaire, nous le ferons sur des fonds spéciaux !
Au cours de la conversation, le ministre parla de transférer le « musée des deux victoires » de la mairie dans cette maison. Je lui dis aussitôt que ce transfert ne s’expliquerait pas, du fait qu’il était historiquement difficile de placer des souvenirs de Clemenceau dans la maison Hénault-de Lattre qui serait reconstituée telle qu’elle était au siècle dernier.
La « réconciliation » des Chouans et du parlementaire républicain ne fut réalisée que lorsque celui-ci devint le Père la victoire.
Il y eut ensuite bien des difficultés pour réaliser l’achat de la maison, des meubles et bibelots essentiels […] Après l’établissement d’un inventaire très complet, il y eut les réparations indispensables dans une maison pratiquement fermée depuis quatorze ans…

Simonne de Lattre, Jean de Lattre, ma raison
de vivre, p. 375


L'acte d'achat est signé en 1970. L'inventaire, les aménagements et les restaurations sont confiés à Dominique Costa, conservateur du musée Dobrée à Nantes, puis Jean Chatelain, directeur des musées de France, désigne en mai 1974 Jacques Perot, directeur des Archives de la Vendée, comme conservateur du musée national
des Deux Victoires.
Le décret n° 75-40 du 13 janvier 1975 porte inscription, parmi les musées nationaux, de la maison natale du maréchal de Lattre de Tassigny en la rattachant au musée des Deux Victoires.



Inauguration de la maison natale du maréchal de Lattre


En présence de madame la maréchale de Lattre de Tassigny, la maison est inaugurée le 31 mai 1975 par Yvon Bourges, ministre de la Défense, qui ouvre le livre d'or par ces phrases :


L’histoire de Mouilleron-en-Pareds a rejoint par deux fois l’histoire de la France à travers deux de ses enfants qui furent parmi les plus valeureux serviteurs de la Patrie.
Ce musée, qui permet de suivre la carrière et le sacrifice du maréchal Jean de Lattre de Tassigny et de son fils, montre par l’exemple ce que doit à cette terre natale l’exceptionnelle personnalité du Chef de la Première Armée.


Les muséographies se succèdent dans le respect des lieux, 1974 et 2011


Rien n'a changé depuis la mort, en 1956, à près de cent un an, du doyen des maires de France. N'étaient quelques vitrines placées dans les corridors on ne saurait deviner le rôle que ce tabernacle de la vie provinciale, comme il y en a beaucoup, joua dans la formation du caractère d'un futur homme de guerre. Le décor est tellement typique de la seconde moitié du xixe siècle que, s'il n'y avait eu le personnage exceptionnel qui le contempla en ouvrant les yeux, rien n'aurait justifié sa conservation. Rien sinon l'Histoire et ceux qui la servent. Nous devons leur rendre grâces d'avoir préservé ce témoignage d'une manière de vivre, hier si courante et qui bientôt sera l'un des rares exemples subsistant à montrer aux générations futures.
Jacques Perot, Revue 303

Trente-cinq ans après l'ouverture au public de la maison natale de Jean de Lattre de Tassigny, aménagée par Jacques Perot en 1974, la présentation de la maison et de son locataire illustre est mise au goût du jour en 2011 par Marie-Hélène Joly, alors conservatrice chargée des collections du musée.
Une maison d'homme célèbre est constituée d’un patrimoine matériel et d’un patrimoine immatériel.
Le patrimoine matériel de ce musée est remarquable et toujours en place :
la maison, les jardins, le mobilier et les objets intimes et du quotidien.
Trois thèmes dans le registre du patrimoine immatériel ont été choisis pour modifier et renouveler les présentations sous vitrine des années 1970, avec un nouveau mobilier d’exposition plus respectueux de la conservation préventive et de la muséographie actuelle.
Les trois thèmes du parcours du visiteur sont :
— l'art de vivre d'une famille noble dans
une maison bourgeoise en Vendée au XIXe siècle ;
— un lieu d'éducation et de transmission de valeurs d'un futur maréchal de France ;
— la maison des retours pour Jean de Lattre, maison natale, maison où il souhaitait revenir à la fin de sa vie, maison où l'on évoque son rôle dans l'histoire française et internationale du XXe siècle.

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Découvrez la maison natale de Jean de Lattre

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5 périodes clés

Sélection d'oeuvres du musée