L'église Saint Hilaire

L’existence d’une église à Mouilleron-en-Pareds est signalée pour la première fois dans une charte datée de 1056. Elle était sans doute intégrée dans un ensemble fortifié.

La majeure partie du clocher, fortifié pendant la guerre de Cent Ans, subsiste de cet édifice primitif de l’époque romane. Les mâchicoulis du XVe siècle, bien que mutilés, sont encore apparents. Celui-ci a été classé Monument historique en 1978

L’église fait l’objet d’un aménagement de style gothique. Pendant les guerres de religion au milieu du XVIe siècle, elle est saccagée.

Son apparence actuelle doit beaucoup au curé Basile Bonnet qui propose la construction, en 1856, d’une abside, de deux absidioles, de la crypte et de la 3e nef. Cette importante restauration s’acheva en 1865.

Une grande partie des vitraux sont l’œuvre de Janin, maître-verrier à Nancy. Leur iconographie laisse une large place à Saint Hilaire, patron de l’église. On peut remarquer la présence de l’abbé Bonnet dans le vitrail de la chapelle de la Vierge, à ses côtés, sa bienfaitrice Melle Lucille Barrion, devenue malgré elle «Mademoiselle Stéphanie», l’héroïne d’une nouvelle malicieuse de Georges Clemenceau publiée en 1900.

Le carillon date de 1850, il est formé de 13 cloches. Toutes les heures un cantique approprié à la saison liturgique retentit et pendant la saison estivale, à midi, des chansons profanes sont interprétées.

Dans le chœur se trouve une huile sur toile représentant “les disciples d’Emmaüs”, copie réalisée en 1850 par M. Acard d’après l’œuvre du peintre italien Le Titien.

Deux dalles funéraires du xviiie, disposées sur le mur nord, portent les armes des Arnault et des Fleury, seigneurs de la Mothe, dont le château domine le bourg.

La chaire en chêne ciré date du XIXe siècle. En 6 panneaux, elle évoque le Christ et cinq apôtres.

L’orgue a été construit en 1867 par Le Logeais, facteur d’orgues à Nantes. La dernière restauration entreprise par le facteur Emeriau d’Angers date de 1995. Les panneaux factices qui clôturaient le buffet furent remplacés par des tuyaux réels comportant six jeux avec un pédalier.

Le 12 janvier 1952, les obsèques nationales du maréchal de France Jean de Lattre de Tassigny se déroulèrent dans cette l’église après les cérémonies à Notre-Dame de Paris, à l’Arc de Triomphe et aux Invalides.